PARIS — L’économie française continue d’évoluer dans un environnement marqué par une croissance faible, une inflation redevenue plus visible et des incertitudes internationales persistantes.
Selon le tableau de bord conjoncturel publié par l’Insee le 24 septembre, le produit intérieur brut français n’a pas progressé au deuxième trimestre 2026.
L’inflation mesurée sur douze mois atteignait 2,4 % en août, tandis que le taux de chômage s’établissait à 8,3 % au deuxième trimestre.
Le climat des affaires reste également inférieur à sa moyenne de longue période. L’indicateur calculé par l’Insee pour l’ensemble des secteurs s’établissait à 96 en septembre, avec des situations différentes selon les activités.
L’industrie manufacturière affiche notamment un indicateur de 101, tandis que les services se situent à 98 et le commerce de détail à 94.
Dans ses projections intermédiaires publiées le 15 septembre, la Banque de France estime que la croissance annuelle devrait atteindre 0,4 % en 2026.
L’institution prévoit ensuite une progression de 0,9 % en 2027 et de 1,2 % en 2028, soutenue notamment par une amélioration progressive de la demande intérieure.
L’évolution des prix de l’énergie, les conditions de financement, la situation budgétaire française et le contexte international resteront toutefois des facteurs importants pour les perspectives économiques.
Pour les entreprises comme pour les ménages, la question centrale sera désormais de savoir si le ralentissement observé en 2026 laissera effectivement place à une reprise plus solide au cours des deux prochaines années.
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