PARIS — L’adaptation au changement climatique prend une place croissante dans les politiques publiques françaises face à la multiplication des épisodes de chaleur, des sécheresses et des incendies.

Le ministère de la Transition écologique a publié en juillet 2026 le premier bilan annuel consacré aux impacts du changement climatique en France.

Ce document, destiné à être actualisé chaque année, rassemble plusieurs indicateurs permettant de mesurer les conséquences déjà observables du réchauffement sur le territoire.

Selon ce bilan, 2025 a été la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée en France.

Deux vagues de chaleur majeures ont concerné environ 80 % de la population, tandis que 78 départements ont été soumis à des restrictions d’usage de l’eau.

Plus de 30 500 hectares ont également été touchés par les feux de forêt et le coût des événements naturels a été estimé à 5,2 milliards d’euros.

L’année 2026 confirme que les températures extrêmes ne sont plus limitées au cœur de l’été.

Du 3 au 8 septembre, la France a connu un épisode de fortes chaleurs considéré comme remarquable pour cette période de l’année par Météo-France.

Les températures moyennes sur le territoire ont alors dépassé les normales de saison de 4 à 5 degrés. Dans la moitié sud, les températures maximales ont souvent dépassé 35 °C et atteint localement 40 °C.

Face à ces évolutions, les politiques climatiques françaises associent désormais davantage la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’adaptation des territoires.

La gestion de l’eau, la protection des populations pendant les épisodes de chaleur, la prévention des incendies, l’aménagement urbain et l’adaptation des infrastructures devraient ainsi prendre une importance croissante dans les politiques publiques françaises.

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